ARRI Vol. 21, No 1, 2007
Aluminium des vaccins et destruction des cellules cérébrales : "un aspect à étudier d'urgence"
Une nouvelle étude consacrée aux effets des additifs du vaccin contre l'anthrax tire la sonnette d'alarme : l'aluminium, également adjuvant des vaccins contre l'hépatite A, l'hépatite B ainsi que diphtérie, coqueluche et tétanos, peut endommager des cellules du cerveau et influer sur le comportement.
Différents axes de recherche envisagent un lien entre le "syndrome de la guerre du Golfe", ensemble de symptômes neurologiques, cognitifs et psychologiques, et le vaccin contre le bacille du charbon (anthrax). Les chercheurs s'intéressent actuellement à deux facteurs potentiels : le bacille proprement dit, et les substances ajoutées pour renforcer l'efficacité des vaccins. Michael Petrik et al. ont récemment étudié les effets sur la souris de deux de ces adjuvants : l'hydroxyde d'aluminium, et le squalène. (Remarque : le squalène n'est pas utilisé dans les vaccins destinés à la population civile, et il n'est pas clairement établi s'il a été ou non utilisé dans les vaccins contre l'anthrax destinés à l'armée).
Petrik et al. ont administré du squalène à un premier groupe de souris, de l'hydroxyde d'aluminium à un deuxième, ainsi qu'une combinaison des deux à un troisième, un quatrième groupe servant de contrôle. Les doses administrées aux souris étaient équivalentes à celles reçues par les personnels militaires. Les chercheurs ont testé le comportement des souris au cours des six mois suivants, puis autopsié les souris et étudié les changements intervenus dans leur cerveau.
Leurs conclusions sont les suivantes : "Les plus grands changements ont été globalement observés chez les souris ayant reçu de l'hydroxyde aluminium" (il est intéressant de noter que les anomalies étaient moins marquées dans le groupe ayant reçu les deux substances que dans celui n'ayant reçu que l'un ou l'autre de ces adjuvants. Les changements intervenus avec le squalène seul demeuraient relativement modérés comparés à ceux imputables à l'aluminium). Les changements observés dans le groupe ayant reçu de l'aluminium comparé au groupe de contrôle étaient, entre autres, les suivants :
- une diminution notable du tonus musculaire et de l'endurance,
- une augmentation du taux d'erreurs dans les tâches d'évaluation de la mémoire,
- un accroissement notable de l'anxiété,
- lors de l'autopsie, une mort cellulaire accrue par apoptose (forme de mort cellulaire "programmée"), une diminution significative des neurones moteurs, ainsi qu'une augmentation des astrocytes (éventuellement symptomatiques d'une inflammation).
Les chercheurs estiment que l'hydroxyde d'aluminium pourrait directement agir comme une substance toxique, ou favoriser des processus immunitaires nocifs. Dans les deux cas, ont-ils indiqué, l'utilisation de l'hydroxyde d'aluminium et d'autres adjuvants dans les vaccins "pourrait avoir de vastes implications sur la santé…
En attendant que l'innocuité des vaccins puisse être clairement démontrée par des contrôles à long terme examinant précisément l'impact sur le système nerveux, nombre des personnes vaccinées pourront être sujettes à des complications neurologiques ultérieures, tandis que celles qui continuent de se faire vacciner pourront développer par la suite des problèmes similaires".
Et les chercheurs de conclure que "si une proportion significative des populations militaires et civiles vaccinées présente des complications neurologiques, l'impact sur la société américaine sera profond. Savoir si le risque d'une maladie redoutée l'emporte sur celui d'une possible toxicité est un aspect à étudier d'urgence".
"Aluminium adjuvant linked to Gulf War syndrome induces motor neuron death in mice" (un adjuvant d'aluminium associé au syndrome de la Guerre du Golf induit la mort de neurones moteurs chez la souris), M. S. Petrik, M. C. Wong, R. C. Tabata, R. F. Garry et C. A. Shaw, NeuroMolecular Medicine, Vol. 9, No. 1, 2007, 83-100. Adresse : M. S. Petrik, VGH Research Pavilion, 823 W. 10th Ave., Rm. 386, Vancouver, BC, Canada, V5Z 1L8, mspetrik@interchange.ubc.ca.
Traduit par é.t.i.c
© 2007-2008 Autism Research Institute | Sitemap | Notices | Webcasts