Autism Research Institute

29 août 2005
(mise à jour mars 2006)

Sé curité et efficacité des ché lations dans le traitement de l'autisme

Prise de position du Dr Bernard Rimland, Directeur de l'Autism Research Institute, suite au décès le 23 août 2005 d'un enfant de 5 ans, Tariq Nadama de Pittsburgh, lors d'une chélation à l'EDTA par voie intraveineuse.

J'ai reçu de nombreux appels de journalistes concernant ce très malheureux accident.

Malgré les incertitudes qui ont persisté suite à l'autopsie menée immédiatement après le décès de Tariq, le corps médical et la presse ont rapidement conclu, à tort, que le décès de l'enfant était imputable à sa chélation. Le rapport officiel établi par la suite par Mary Jean Brown, membre de l'Institut fédéral de recherche sur les causes et la prévention des maladies (CDC), a conclu que le décès n'était pas dû à la chélation proprement dite, mais à une erreur médicale qui avait consisté à lui administrer accidentellement du Disodium EDTA, substance de la famille du Calcium Disodium EDTA.

Quelques précisions sur les chélations :

  1. La chélation ne traite pas l'autisme mais les intoxications aux métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, etc.), l'une des principales causes d'autisme et de retard mental.

  2. Des dizaines de milliers d'enfants et des centaines de milliers d'adultes on suivi en toute sécurité des chélations au cours des dernières décennies.

  3. La mère de l'enfant, Marwa Nadama, a affirmé que les progrès de son fils étaient tels après les premières phases de sa chélation, qu'elle n'hésiterait pas à recourir de nouveau à ce type de traitement en cas de besoin.

  4. Les médecins traditionnels, qui critiquent les chélations, recourent régulièrement à des médicaments tels que le Risperidal et la Clonidine. En 2005, la Food and Drug Administration a fait la synthèse des études menées sur l'usage du Risperidal par les patients autistes. Elle a renoncé à approuver cette substance du fait du nombre de décès enregistrés. Malgré cet " effet secondaire " mortel du Risperidal, ce produit continue d'être le neuroleptique le plus utilisé pour les patients autistes.

  5. Dans la vaste majorité des cas, les chélations s'effectuent de manière orale ou transdermale (sous la forme d'une lotion). Il s'agit là des méthodes préconisées par le mouvement Defeat Autism Now! et présentées sur notre site à l'adresse http://www.autism.com/dan/mercurymetaldetox.htm.

  6. Des milliers de parents d'enfants autistes traités en toute sécurité dans le cadre d'une chélation, font état, à l'instar de la mère de Tariq Nadama, des remarquables progrès de leur enfant. Une collecte systématique des données est en cours, mais les données initiales de plusieurs centaines d'enfants sont très encourageantes.

  7. Depuis 1967, l'Autism Research Institute recueille les données du questionnaire " Evaluation parentale de l'incidence des traitements biomédicaux sur le comportement ". A ce jour, les réponses de près de 24 500 parents ont été enregistrées. La chélation fait partie depuis peu des traitements que nous pratiquons. Pour l'instant, parmi les 470 premiers parents à avoir confirmé l'efficacité de ce type de traitement, 75 % évoquent des résultats " satisfaisants ", ce qui est de loin le pourcentage le plus élevé parmi les 88 types de traitements (y compris les 53 traitements médicamenteux recensés) évalués par les parents. Pour plus de précisions, voir la page http://www.autismwebsite.com/ari/french/parentratings.htm.

Traduit par é.t.i.c